3 jours à Saint-Pétersbourg

Saint-Pétersbourg, 2ème grande ville du pays, est notre 1ère étape en Russie. La Russie, pour l’avoir, il faut la mériter (visa, formalités, sécurité) !

Nos 1ers pas dans la ville se font à partir de l’aéroport où nous avons atterri dans la soirée. Tout de suite plongés dans le bain, nous devons prendre un bus puis le métro (avec un changement) pour rejoindre notre auberge de jeunesse. Heureusement que nous avions bien préparé cet itinéraire en amont car c’est assez simplement que nous y arrivons. Dans le bus, la contrôleuse nous indique le bon arrêt pour rejoindre le métro, merci madame 🙂 Dans le métro, nous observons les Petersbourgeois pour, à notre tour, prendre nos « tokens », petits jetons permettant d’accéder aux voies. Tout est en cyrillique, doublé de l’alphabet latin, easy !

Le métro Petersbourgeois est le plus profond du monde : 60m en moyenne. On le ressent d’entrée en empruntant des escalators interminables qui s’enfoncent sous terre. Il ne faut pas avoir le vertige ! Le métro est extrêmement propre, bien organisé et les stations sont grandioses. Les entrées et sorties de la navette se font dans le calme, sans bousculade. Nous sommes conquis.

Nous sommes sortis du métro, et munis de notre Cartoville (fidele compagnon pour ces 3 jours), nous traversons un quartier animé pour enfin rejoindre l’auberge de jeunesse. Nous y sommes très bien accueillis, l’accueil est chaleureux et spontané. Nos premiers mots d’anglais sont assez timides, par contre nous comprenons parfaitement ce que l’on nous dit, c’est déjà ca. Nous sommes dans un dortoir de 6 lits. Les chambres et espaces sanitaires sont très propres. La salle commune est également sympathique. C’est de la bonne fatigue qui s’empare de nous. Nous sommes heureux et avons hâte d’explorer la ville.

Jour 1 : après un petit déjeuner pris à l’auberge (porridge ou autre substance non identifiée), munis du Cartoville, nous commençons par la place Otrovski en passant par une rue de 22m de large, 220m de long, bordée de 2 bâtiments identiques et symétriques de 22m de haut. La place est bordée du théâtre Alexandrinski, de la bibliothèque nationale et de la statue de Catherine II, la seule de la ville (dont le règne a duré de 1762 à 1796). Nous empruntons la rue Nevski, rue principale de la ville, longue de 4,5 kms, très animée, bordée de nombreux bâtiments très impressionnants et de plusieurs monuments (palais, églises). Cette rue sera notre repère tout au long de ces 3 jours, nous l’avons empruntée à plusieurs reprises, de long, en large, en travers. Nous y avons aimé son ambiance, son animation, tout ses petits bars, cafés, restaurants.

Nous arrivons sur le place des arts, saluons la statue de Pouchkine déclamant un poème, observons le très impressionnant musée russe, le musée russe d’ethnographie, et non loin le Château des Ingénieurs, aujourd’hui annexe du musée russe, bâti de briques rouges et d’une flèche dorée. En traversant le jardin Mikhaïlovski, situé derrière le musée russe, nous tombons sur l’Eglise Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé…wahoo, là oui, on sait qu’on est bien en Russie ! De style néorusse, elle nous impressionne par ses dimensions et ses bulbes multicolores. C’est le monument le plus photographié de la ville, et l’on comprend pourquoi. Nous sommes subjugués par sa beauté.

Plus loin, nous découvrons l’Amirauté, autre symbole de la ville, que l’on repère de loin grâce à sa flèche dorée et sa caravelle tout au bout. Sa façade de 400m de long célèbre la puissance de la flotte russe. Nous avons la chance d’assister à un défilé et une fanfare de personnes en tenues officielles. Il y a divers âges, divers costumes. Nous ne comprenons pas tellement ce qui se passe mais c’est plaisant à voir.

Nous prenons ensuite notre temps devant la cathédrale Saint-Isaac, et prenons un ticket pour accéder à sa colonnade et ainsi grimper les 262 marches menant à sa coupole. Nous voyons la ville de haut et c’est très beau.

Plus loin se dresse la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan, en forme de demi-cercle. L’intérieur est grandiose. Encore une fois nous avons de la chance de pouvoir assister à une sorte de cérémonie ou de messe où nous avons pu écouter des chants magnifiques.

De retour sur la rue Nevski nous nous rendons sur la place du palais avec, en son centre, la colonne Alexandre, la plus haute du monde (47m). À côté se trouve le palais d’hiver, aux façades baroques, magnifique et très impressionnant, autrefois résidence des Tsars, aujourd’hui il abrite le musée de l’Ermitage, l’un des plus grand du monde (60 000 œuvres exposées sur un fonds de 3 millions d’objets). La place est très impressionnante, elle n’est pas accessible en entier car un concert s’y prépare. Nous traversons ensuite la Neva (fleuve qui se jete dans la mer Baltique), croisons 2 imposantes colonnes rostrales qui servaient de phares aux bateaux, et quittons le centre historique de la ville. Nous y voyons une autre facette de la ville, dépourvue de touristes, beaucoup de bâtiments sont délabrés et semblent à l’abandon. Nous croisons tout de même de beaux bâtiments et églises. Sur le point de retraverser par un autre pont, nous voyons au loin une eglise qui a l’air magnifique. Elle n’est pas répertoriée mais nous allons tout de même la voir. Elle vaut vraiment le détour car elle est magnifique.

Après avoir dîner, la nuit tombe, nous rentrons à l’auberge de jeunesse et découvrons un peu de Saint-Pétersbourg by night. Tout est illuminé, il y a de nombreux petits concerts un peu partout, il y a beaucoup d’ambiance et ça, ça nous plait !

Jour 2 : nous prenons le métro en direction de l’île du Lièvre. À la sortie du métro, notre œil est immédiatement attiré par une coupole de mosaïques bleues. Il s’agit d’une mosquée, l’une des deux de la ville. Elle est somptueuse, encadrée de 2 fins minarets.

Nous nous dirigeons donc vers l’île, bordée de 2 ponts, qui accueille la forteresse Pierre-et-Paul bâtie en 1703. Au sein de cette forteresse se trouve la Basilique Saint-Pierre-et-Saint-Paul, la maison du Commandant, la maison des ingénieurs, le bastion Troubetskoï. L’ensemble est impressionnant, harmonieux, très coloré, plein de dorures et surtout très prisé des groupes de touristes. De nombreuses statues de lapins sont disséminés dans cet ensemble mais nous ne comprenons pas pourquoi.

Nous quittons l’île en passant devant l’imposant musée de l’artillerie composé de briques rouges. Nous déambulons dans le quartier de l’île Petrogradski, à la recherche de graff, mais en vain. Nous remarquons, depuis notre arrivée, que beaucoup de murs ont été repeints pour recouvrir les graffs. Ce n’est pas toujours la même peinture que les bâtiments taggué ce qui donne une impression assez bizarre. Il y a également beaucoup de bâtiments en rénovation. La ville se fait-elle belle pour accueillir la prochaine coupe du monde de football l’année prochaine ?

Nous changeons complètement de quartier en reprenant le métro pour nous diriger vers le monastère Laure Alexandre-Nevski et la cathédrale de la Sainte-Trinité, aux tons jaunes et de style classique mais avec un intérieur très riche, plein d’icônes que les gens embrassent. Les Petersbourgeois sont très croyants et se signent plusieurs fois avant d’entrer dans un bâtiment religieux, plusieurs fois en sortant, plusieurs fois à l’intérieur. Les femmes se couvrent la tête. Les personnes posent leur front ou embrassent les vitrines (des petites chiffonnettes sont même à disposition pour essuyer après). Nous parcourons le cimetière attenant à la cathédrale. Il semble abandonné, la nature y a repris ses droits. C’est très calme, très paisible, loin du tumulte touristique.

Jour 3 : frustrés de ne pas avoir assouvi notre envie de street art, nous allons « tricher » un peu en nous rendant au street art muséum, lieu qui expose plus de 50 artistes internationaux (voir article ici). Il n’est pas accessible par métro, nous devons donc prendre le bus en plus. Il faut bien prévoir son itinéraire car pour s’y retrouver dans le réseau de bus, c’est pas toujours simple. Nous demandons confirmation au chauffeur s’il nous déposera à notre arrêt. Nous observons bien le parcours du bus de peur de louper notre arrêt, mais le chauffeur, très prevenant, nous préviendra qu’il faut desecendre ici et nous indiquera même la direction pour le musée. Bon, il s’est un peu trompé et nous avons un peu tourné en rond mais c’était très sympathique de sa part. En demandant notre route à une autre personne, celle-ci nous accompagnera jusqu’à un angle de rue pour nous donner la bonne direction. Vraiment très sympas ces Petersbourgeois. Très souriants et ils font des efforts pour essayer de comprendre notre anglais approximatif 🙂

Après le musée, nous décidons de nous rendre à pied à notre prochain lieu touristique. Près de 1h30 de marche, sans grand intérêt il faut bien l’avouer. C’est en arrivant près de la Neva, puis en la longeant et en traversant un imposant pont que nous retrouvons un peu d’animation. Nous arrivons au Couvent Smolny où au cœur de cet ensemble se trouve la Cathedrale de la Résurrection, très impressionnante, dont les couleurs bleues et blanches sont impeccables. L’intérieur est, pour une fois sobre et simple. À proximité se trouve le palais et le jardin de Tauride. Le vaste parc est très accueillant, nous prenons plaisir à nous y promener.

En fin de journée, après avoir diné, nous récupérons nos sacs à la consigne de la gare et nous préparons à quelques heures d’attente pour prendre notre train en direction de Moscou. Train qui part à 1h du matin et arrive à 9h40.

Un article sera prochainement consacré spécialement consacré au Transsibérien car nous allons y passer du temps !

 

Nous avons aimé : l’ambiance et l’animation de la ville. Les bâtiments colorés. Les coupoles et bulbes dorés. La gentillesse des Pétersbourgeois. Le doublage systématique de l’alphabet cyrillique. Le métro. Les nombreux bars et cafés. La propreté de la ville.

Nous n’avons pas aimé : le wifi gratuit qui nécessite d’avoir un numéro de téléphone portable russe 🙂

Infos pratiques en vrac :

– le bus entre l’aéroport et le métro le plus proche est la ligne 39

– le ticket de bus est à 40 roubles (0,58€)

– le ticket de métro est à 45 roubles (0,66€)

– notre auberge de jeunesse était à 464 roubles/pers/nuit (6€79)

– l’enregistrement sur le territoire russe : 200 roubles/pers (2€92)

– les consignes de gare entre 370 et 460 roubles (entre 5€41 et 6€73)

– si on montre son billet de train, les toilettes à la gare sont gratuites

– il y a une heure de décalage avec la France

 

10 réflexions au sujet de « 3 jours à Saint-Pétersbourg »

  1. Hello
    C’est sympa de vous lire ! de voir, revoir les photos ! Merci pour les partages, de belles découvertes. Vivement la suite ! bises Chrystelle

  2. un réel plaisir de vous lire. belle aisance de la plume 🤗😘. je m’empresse dès demain de partager avec mes cops’collegues 😉 votre aventure puis grâce à vous donner naissance à de longs échanges débats voir projets. bisous

  3. Salut vous deux,
    Très agréable de vous lire,de voir que le début de votre périple se déroule sans encombre. Les bâtiments colorés valent sans doute les oeuvres de street art… Bizous

    1. Coucou vous deux, merci pour ce commentaire et désolés pour la réponse tardive. Pas facile de trouver du temps libre entre le bronzage sur la plage, les cocktails, les couchers de soleil, le shopping…. oops, on doit déjà repartir, notre yacht nous attend ! 😎 Gros bisous.

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