les machines de l'ile

Notre voyage à Nantes, seconde édition

Nous partons à l’assaut de la ville de Nantes dans le cadre du Voyage à Nantes pour la 2ème fois. Nous y avons été l’année dernière, cela nous avait beaucoup plu, nous avons retenté cette année.

Petite innovation cette année, pour parcourir les kilomètres de la ligne verte, nous avons choisi de le faire en vélo ! Une belle journée chaude et ensoleillée nous attend.

Pour rappel, la ligne verte nous fait découvrir les lieux emblématiques de Nantes (le château, le jardin des plantes, les machines de l’Île, le passage Pommeraye, etc.) tout en mélangeant l’art et ainsi divulguer les différentes œuvres exposées.

Après avoir réglé quelques difficultés logistiques (oubli de l’antivol, une jupe qui se coince dans les rayons du vélo), nous commençons, comme l’année dernière, par le point numéro 1 : le Lieu Unique.

Le Lieu Unique, situé au bord du canal Saint-Félix, est un lieu qui accueille des expositions, du théâtre, tout forme d’art et de culture en fait.

L’année dernière, l’exposition était sur les jeux vidéos, c’était vraiment sympa. Cette année, nous n’avons pas été touché et/ou nous n’avons pas compris le concept de l’exposition. Nous entrons dans une 1ère salle, elle est grande, et vide. Sur les murs sont projetées des images de mouettes. La pièce est très sombre, il nous faut quelques minutes pour nous habituer à l’obscurité. Nous restons quelques minutes à contempler ces mouettes voler… c’est assez poétique.

Une seconde salle projette un film. Nous arrivons en cours de route, restons quelques minutes, mais repartons au final assez vite.

La prochaine œuvre qui retient particulièrement notre attention est celle de deux artistes particulièrement affectionnés par Antoine. En effet, il s’agit de Ador et Semor, artistes nantais de graffitis et street-art. Nous entrons dans les 1ères salles de l’exposition « Parade, Balade et Distorsion » où nous découvrons des dessins de ces artistes, ainsi qu’un mur entier peint à la bombe. Puis nous découvrons une immense sculpture qui trône au milieu de la dernière salle. Des petits personnages et les différentes mises en scène nous font voyager dans leur univers. Nous restons un moment à admirer tous les détails des différents étages de la tour, des plus petits (mégots de cigarettes, cannettes de bière) au plus loufoques (personnages). C’est superbe et Antoine est comme un gamin 🙂

Nous passons rapidement les points suivants car ce sont des œuvres qui étaient déjà présentes l’année dernière.

Nous déambulons dans les rues, voyons disséminés dans la ville les affiches de Jean Jullien et nous repérons les enseignes animés des différentes boutiques.

Nous faisons des pauses photo et nous profitons du miroir d’eau pour nous rafraîchir.

Nous partons à la recherche de la fameuse cabine téléphonique des années 80 transformée en aquarium, que j’attends particulièrement. Sur le guide est indiqué que cette œuvre « Evasion Urbaine » est à trouver nous-même. Nous trichons un peu en regardant où elle se trouve sur internet et nous finissons par la trouver près du passage Saint-Croix. Je ne suis pas déçue, c’est vraiment sympa à voir. Les poissons sont magnifiques et semblent se plaire dans cet habitat peu commun. Nous avons de la chance car nous apprenons quelques jours plus tard que l’œuvre a été retirée à cause de fuites d’eau, oups (ne vous inquiétez pas, les poissons vont bien!).

Nous prenons la liberté de prendre quelques raccourcis et perdons parfois de vue la ligne verte. De toute manière, en vélo, il est difficile de circuler sur les trottoirs. Nous passons les œuvres déjà connues et passons rapidement d’autres : « Temps étrangers » place Bouffay, une sorte de gros mobile retenu par une grue.

« Mes tripes sont des poissons d’argent », œuvre située à la Piscine Léo-Lagrange attire notre attention. Nous montons dans les gradins de la piscine. Au plafond sont accrochés de nombreuses suspensions de poissons, un peu éparpillées partout. Elles sortent du ventre d’un personnage situé au bout de la salle. Au début peu convaincus, nous apprenons de la guide qu’il faut se placer à une place bien précise pour découvrir la subtilité de l’œuvre. Nous nous asseyons donc à la place indiquée et là…… oh ! Toutes les suspensions de carpes, gardons, silures, ne forment plus qu’un seul et unique poisson ! Il paraît qu’il faut avoir l’œil créatif pour le repérer. Moi je le vois de suite, Antoine reste un peu plus perplexe puis finit par voir la forme du gros poisson.

Nous reprenons nos vélos, traversons le « Ping-Pong Park » où sont installées des tables de ping-pong un peu particulières, elles peuvent notamment permettre de jouer à plusieurs. Pas mal.

Rue de la Tour d’Auvergne, une belle palissade en bois « oscillé » nous permet de passer sous les travaux d’un chantier en toute sécurité et surtout en toute poésie. Nous apprécions.

Nous arrivons aux Machines de l’Île où l’éléphant est de sortie, l’eau qui sort de sa trompe rafraîchit tous les enfants de la place. Malheureusement nous ne verrons pas la nouveauté 2016, l’araignée Kumo, déjà repartie vers de nouveaux horizons.

Comme beaucoup d’œuvres étaient déjà présentent l’année dernière, nous pimentons notre voyage en y cherchant quelques géo-caches et en découvrant les graffs et collages par-ci par-là, au détour d’une rue, pour le plus grand bonheur d’Antoine, et le mien aussi je dois avouer, ça commence à bien me plaire, mais chut il ne faut pas trop le lui dire.

Nous terminons notre voyage à Nantes avec le « Grafikama », rue des Pénitentes. Cette exposition est dédiée à la création graphique à travers le monde. Après l’Amérique Latine (Villa Occupada en 2014), puis l’Asie (Asie Riderz en 2015), c’est l’Afrique qui est mise à l’honneur cette année. Une quinzaine d’artistes africains ont investi les lieux. On y découvre leurs univers grâce à leurs peintures, créations, expositions. C’est beau, plein de couleurs, plein d’émotions. Il y a tellement de choses à voir, nous y passons du temps, chacun de notre côté, pour nous imprégner, à notre manière, des lieux, chacun dans ses pensées et sentiments.

Nous rentrons chez nous, partagés entre deux sensations : celles d’avoir revu beaucoup d’œuvres déjà en place l’année précédente et la richesse des découvertes que nous avons pu faire.

Le soleil, la chaleur, les kilomètres parcourus en vélo ont eu raison de nous, et c’est fatigués mais heureux que nous rentrons à Angers.

 

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