Notre programme « petit budget » pour 10 jours sur l’île de Santa Cruz (tarifs 2018)

Dimanche 6 mai

Arrivée sur l’île et découverte de la ville

Bus de Baltra au Canal : gratuit

Bateau pour traverser le canal : 1$/personne

Bus pour Puerto Ayora : 2$/personne

Lundi 7 mai

Station Darwin

Lagune Las Ninfas

Découverte de la Playa Brava et de Tortuga Bay

Gratuit

Gratuit

Gratuit

Mardi 8 mai

Baignade et snorkeling à la Plage Estacion

Démarchage des agences d’excursion

Visite de la ville

Gratuit

Gratuit

Gratuit

Mercredi 9 mai

Baignade et snorkeling à Tortuga Bay

Repérage shopping (timbres hors de prix!!)

Gratuit
Jeudi 10 mai

Baignade et snorkeling à Las Grietas et la plage des Allemands

Bateau-taxi : 2$ aller-retour/personne

Vendredi 11 mai

Sortie vélo :

– Los Gemelos

– La réserve El Chato

Location vélo : 10$/personne

Gratuit

5$/personne

Samedi 12 mai

Excursion plongée sous-marine :

2 plongées à 2 spots différents

150$/personne/2 plongées

Dimanche 13 mai

Repos, flânage dans la ville, observation des lions de mer, requins, iguanes marins et oiseaux à l’embarcadère…

Gratuit
Lundi 14 mai

Shopping, observation à la criée

Canoë à Tortuga Bay

 –

10$/pers pour 1h30

Mardi 15 mai

Snorkeling et baignade à la plage des Allemands

Bateau-taxi : 2$ aller-retour/personne

Mercredi 16 mai

Retour à l’aéroport de Baltra

Bus de Puerto Ayora au Canal d’Itabaca : 2$/personne

Bateau pour traverser le canal : 1$/personne

Bus du Canal à l’aéroport : gratuit

Le complexe scientifique « station Darwin » : tout le long du chemin qui mène à la station, il y a divers panneaux explicatifs sur le centre, sur les tortues, sur la faune et la flore de l’île.

Une fois arrivés au complexe, nous sommes un peu perdus et un peu perplexe. Il n’y a pas un chat, cela semble désert. Nous ne savons pas si nous avons le droit de rentrer dans certains bâtiments ou pas. Nous finissons par entrer dans un musée où on y trouve un squelette de baleine, des photos, des carapaces de tortues, des insectes épinglés, c’est intéressant. Nous continuons notre parcours dans le complexe et survolons (nous devons bien avouer) les panneaux explicatifs (car en espagnol et en anglais).

Grâce aux diverses salles d’expo, nous apprenons que les tortues géantes sont les plus gros reptiles sur terre et qu’on ne les trouve qu’à deux endroits : aux Galápagos et à l’Atoll Aldabra (océan indien). Avant, il y en avait sur tous les continents (sauf l’Antarctique). Nous apprenons également que ces tortues mangent au moins 70 espèces de plantes, et beaucoup de fruits dont les graines restent intactes dans le système digestif. Vous voyez où je veux en venir ?! Bin le caca des tortues contient des centaines de graines, ce qui aide les plantes à se répandre et à survivre sur les îles Galapagos. La nature est bien faite hin ?!

Nous faisons une pause à une sorte de kiosque « observatoire » d’oiseaux. Nous on s’y assoit car il fait bien chaud quand même et qu’on trotte depuis un moment. Mais effectivement, plusieurs oiseaux s’approchent et font leurs curieux. On voit aussi de nombreux lézards, de différentes espèces, de différentes tailles que l’on croisera au final tout le long de la journée, enfin, tout le long de notre séjour.

On continue notre chemin et on arrive au centre d’élevage où l’on découvre les plus grosses tortues du monde, dont la fameuse tortue Galápagos dont il ne reste que 15 000 exemplaires aujourd’hui. Ici, les œufs sont récoltés et incubés et les tortues y sont élevées jusqu’à l’âge de 4 ans puis relâchées sur leur île d’origine.

Nous observons une première tortue originaire de l’île de Floreana. Elle est impressionnante, elle est énorme, a un très long cou et une tête rigolote. Ses mouvements sont excessivement lents. On l’observe manger. D’enclos en enclos on découvre cet animal majestueux. C’est vraiment chouette, d’autant plus que nous sommes seuls au monde.

Dans ce centre d’élevage, il y a également quelques iguanes. Au Galápagos, il y a 2 espèces d’iguanes terrestres qui n’existent nul part ailleurs. Ces deux espèces font parties des plus grandes du monde. Les iguanes terrestres sont extrêmement vulnérables à l’activité humaine. Abîmer leur habitat pourrait rapidement causer leur extinction. Avant, sur l’île de Santa Cruz, il y en avait plus de 10 000, aujourd’hui, il y en a moins de 100.

La visite continue vers la plage de la Ratonera. Des panneaux indiquent que les iguanes marins sont en période de nidification. Nous prenons garde de bien rester sur le sentier et ne de pas faire trop de bruit. Nous croisons beaucoup d’iguanes marins à se dorer la pilule au soleil. Sur la plage, nous nous asseyons sur un rocher et nous les observons. C’est quand même extraordinaire de voir tous ces iguanes mener leur vie.

Pour conclure, visite incontournable à effectuer pour en apprendre plus sur la faune et la flore de l’île.

La lagune Las Ninfas : le cadre est très joli, agréable, calme. Il est possible de faire le tour de la lagune via un ponton en bois. Nous passons au bord de la mangrove, où y sont disséminés plusieurs panneaux explicatifs et nous voyons des poissons dans l’eau translucide de la lagune. C’est une petite promenade courte à faire au mois une fois dans le séjour.

Tortuga Bay : Tortuga bay est une plage de sable blanc. L’eau est bordée d’une mangrove ce qui fait que l’eau y est toujours calme et qu’on peut y voir plein d’animaux marins.

Pour accéder à Tortuga Bay, il faut suivre un loooooong sentier, plus longer une autre plage (la plage des surfeurs).

Au début du sentier il y a un poste de contrôle où nous devons nous enregistrer sur un cahier. Le gardien nous explique les lieux, nous donne les consignes et les horaires à respecter. Après 30 minutes de marche sur un étroit sentier pavé en pleine pampa et en plein cagnard, nous arrivons à la première plage : la Playa Brava. Cette plage est faite pour les surfeurs, nous n’avons pas le droit de nous y baigner à cause des grosses vagues et du fort courant. La couleur de l’eau est magnifique.

Il faut donc ensuite longer la longue plage Brava pour enfin atteindre Tortuga Bay, soit encore 15 minutes de marche. Entre les deux plages, un bras de terre où squattent de nombreux iguanes marins, faciles à photographier. Il y a aussi une forêt d’opuntias, arbres cactus que l’on rencontre partout sur l’île.

L’eau de Tortuga Bay, bordée de mangrove, est donc calme et il faut aussi bien le dire plutôt verte.

snorkeling : l’eau est très trouble, la visibilité très mauvaise, même en s’éloignant du bord. Même lorsque qu’Antoine et moi sommes l’un à côté de l’autre dans l’eau, nous avons du mal à nous voir.

observation de la faune : au bord de l’eau, les pieds dans l’eau, il est possible d’observer des petits requins, des raies et au loin on aperçoit des tortues. Les pélicans s’offrent du poisson frais en fonçant dans l’eau.

le canoë : nous avons loué un canoë pour 20$ pour deux pour 1h30. A bord, il y a un plan de la mangrove qui nous indique la limite à ne pas dépasser et les endroits où l’on peut voir tel ou tel animal marin. Sympa ! On commence par rejoindre la mangrove à gauche, on y voit des ailerons, Antoine se jette à l’eau et nage avec trois requins. Nous longeons la mangrove puis rejoignons le centre de la crique. Oh, il me semble voir une tête de tortue qui sort de l’eau ! On se dirige rapidement vers l’endroit, on se met à l’eau, mais la visibilité est tellement mauvaise que l’on ne voit absolument rien à moins d’un mètre. Aucune chance de retrouver la tortue. Changement de stratégie, on remonte tous les deux à bord du canoë, on scrute l’eau calme. Très vite une autre tête apparaît ! On s’en rapproche. Je vais dans l’eau et Antoine reste dans le canoë pour observer et me guider. Près de la mangrove l’eau est plus claire, je repère la tortue après plusieurs minutes et Antoine me rejoint vite. Nous passons un petit temps à la suivre, à l’observer, c’est tellement beau. Superbe !

En revenant vers le canoë, nous voyons des requins à pointe-blanche. On remonte dans le canoë et on s’aperçoit qu’en fait, bin il y en a plein plein des tortues qui remontent à la surface !! Elles doivent être nombreuses sous l’eau ! Dommage que la visibilité soit si mauvaise ! A plusieurs reprises, tout en restant dans le canoë, nous voyons de nombreux bancs de raies passer à la surface, tout près de nous ! Nous sommes gâtés, ça vaut vraiment le coup ! Il est déjà l’heure de rendre le canoë, le temps est passé trop vite.

Baignade et snorkeling à la plage de la Estacione : expérience assez décevante car il n’y avait aucune visibilité et le courant était assez fort. Nous nous sommes bien éloignés du bord de la plage, mais sans plus de résultat. On apercevra quelques poissons, mais rien de bien extraordinaire.

Nous avons plutôt profité du cadre, de la plage avec des places ombragées pour lézarder sur notre serviette ou nous baigner tout simplement.

Excursion plongée sous-marine : eh oui, nous avons fini par craquer. Nous avons pioché dans nos économies personnelles, hors « budget voyage » pour nous offrir cette plongée sous-marine aux Galapagos qui nous fait tant rêver !

Nous sommes partis avec l’agence NautiDiving avec qui nous avons eu un bon feeling et dont les prix nous semblaient raisonnables. La journée se déroule de 7h à 15h, comprenant donc 2 plongées par personne sur deux spots de plongée différents. Il s’agit d’un groupe de 12 personnes.

A 7h nous sommes devant l’agence. Le groupe de 12 personnes se forme petit à petit. Nous partons 4 par 4 dans des taxi-jeep qui nous emmènent direction le nord de l’île, au Canal d’Itabaca.

Le port est tellement petit qu’un seul bateau peut accoster et accueillir son groupe. Évidemment, nous ne sommes pas le seul club de plongée présent, alors nous attendons patiemment notre tour d’embarquer. On enfile nos gilets de sauvetage et on grimpe dans le bateau pneumatique qui nous emmènera jusqu’au bateau Le Nautilus, grand bateau tout confort, un peu vieillot, mais charmant. Dans la cale du bateau, il y a un salon, deux espaces couchette, deux toilettes. C’est confortable. Nous nous réunissons tous dans la cale et nous nous présentons rapidement : prénom, pays d’où l’on vient et nombre de plongées déjà réalisées. Antoine et moi faisons partis de ceux qui en ont le moins évidemment. 7 plongées à notre actif. Puis la palette s’étend d’une vingtaine de plongée, à une cinquantaine, jusqu’au grand gagnant qui en a effectué plus de 300, et c’est un français !

A partir de là, 3 groupes sont crées par niveau.

Nous sommes dans le groupe des débutants, avec Anthéa, une française aux 11 plongées et un irlandais avec 9 plongées à son actif.

Nous rejoignons le premier spot de plongée à Seymour Norte. En chemin, nous nous équipons et nous effectuons nos contrôles en binôme. Le matériel est propre, récent, tout est ok. Nous faisons la connaissance de Jésus, notre instructeur.

Le bateau s’immobilise. Notre petit groupe grimpe dans le zodiac et s’éloigne jusqu’au spot de plongée. Petit briefing, quelques rappels et hop bascule en arrière. Très vite nous voyons un requin, mais il part vite. Nous suivons l’instructeur. Le fond marin est très vert et la visibilité très mauvaise. Nous voyons tout de même plusieurs bancs de poissons impressionnants, des petits poissons bizarres, des bancs de raies donc le spectacle est toujours aussi magique (elles nagent ou elles volent?!) car nous les voyons d’en-dessous et avec la lumière de la surface filtrée dans l’eau ça donne un ensemble très beau, très gracieux. Nous voyons ensuite un requin à pointe-blanche, seul, qui semble dormir, puis non loin de là, 3 autres requins à pointe-blanche endormis également. Nous voyons un banc de poisson à la queue jaune, et plein de poissons à rayures noires verticales. Nous sommes plutôt contents de cette première plongée, nous sommes restés 45 mins sous l’eau et avons été à une profondeur maximale de 24m.

Nous remontons dans le Nautilus où une pause snack nous attend. Le bateau prend ensuite la direction du second spot de plongée : Mosquera. Les environs sont vraiment très beaux, une plage de sable blanc au loin, d’autres îles et îlots, de nombreux oiseaux, c’est vraiment chouette.

Re-équipement, re-zodiac, re-briefing, re-bascule en arrière, et nous voilà dans les fonds marins… la visibilité est pire qu’à la première plongée. Nous voyons encore une fois des bancs de poissons, un beau banc de raies passer devant nous, plus loin une belle murène et sa tronche particulière, une grande raie posée sur le sol, vraiment impressionnante, elle est très belle et nous observons son étrange regard. Nous nageons dans un banc de poissons jaunes rayés. La plongée se termine, et nous désespérons de ne pas avoir vu ce que nous étions venus chercher, quant au dernier moment, nous voyons un requins-marteau pointer le bout de son nez dans la purée de pois. Il est repassé une deuxième fois, rapidement, mais nous sommes heureux d’en avoir « aperçu » un ! Enfin ! Il a sauvé notre plongée un peu terne. Nous remontons après 40 mins.

Heureusement que nous avions de bonnes combinaisons car l’eau était vraiment très froide.

Quand tout le monde est là, après être déséquipés et séchés, nous passons au salon et échangeons nos impressions autour d’un bon déjeuner. Pendant ce temps, le bateau rentre tranquillement en direction de l’île de Santa Cruz.

Bilan de ces plongées : nous devons bien avoués, nous avons été très déçus par la visibilité dans l’eau, nous ne nous attendions pas du tout à ça. Peut-être étions nous dans une mauvaise période de l’année ?

Las Grietas : comment décrire cet endroit, sorte de petit canyon d’eau translucide, bordé de hauts murs de roches. L’endroit est superbe et il est possible de s’y baigner.

Pour atteindre ce magnifique paysage, il est nécessaire de prendre un bateau-taxi à l’embarcadère de Puerto Ayora, demandez le quai au contrôleur, attendez quelques minutes, embarquez, payez le chauffeur et 3 minutes plus tard, vous débarquez sur un autre bout de l’île de Santa Cruz.

A partir de là, une petite randonnée vous attend. Rien de compliqué, le sentier est bien tracé, très agréable et traverse de beaux paysages : nous passons devant la Plage des Allemands, nous traversons un marais salant, et nous arrivons en haut du canyon. Wah c’est beau. Nous descendons un petit escalier nous permettant d’atteindre l’intérieur du canyon et rejoindre l’eau translucide. Cette piscine d’eau naturelle est tout en longueur, s’étend sur plusieurs mètres et est composée de plusieurs bassins. Il n’y a pas de plage, mais un endroit caillouteux où l’on peut déposer ses affaires avant de se jeter à l’eau. Nous ne sommes pas seuls, cet endroit a du succès. On ne peut que vous conseiller d’y aller tôt le matin et éviter ainsi le bain de foule.

Masque, tuba, Go-pro, courage et hop on s’élance dans l’eau glacée !! Ouch ça pique ! Ça ravigote ! La visibilité est juste magique, c’est incroyable. Il y a quelques gros poissons qu’il est facile d’observer. Il est possible d’aller dans les autres bassins, mais il faut être très prudent car c’est très très glissant !

Après avoir bien profité du bassin, nous ressortons, nous nous séchons, empruntons un petit chemin de quelques mètres qui suit le canyon et nous arrivons à un superbe point de vue.

La plage des Allemands : la plage est très belle, nous nous installons à l’ombre d’un arbre et profitons de la vue. Le matin, en allant à Las Grietas, nous y avons vu un lion de mer barboter dans l’eau. Il n’est plus là, mais les iguanes marins nagent tranquillement près de la mangrove.

Ici il y a un peu plus de visibilité qu’aux autres plages que nous avons pu tester auparavant. Nous observons des bancs de poissons argentés, de gros poissons perroquets, plusieurs requins pointe-noire et quelques raies.

La sortie vélo : on part de Puerto Ayora à 9h15 après plusieurs contre-temps (pneu crevé, achat de crème solaire, retirer des sous à la banque…). Pour la route c’est facile, on emprunte l’unique grande route de l’île ! On ne peut pas se tromper, pas besoin de carte ou de GPS. On remonte vers le nord de l’île. « Remonter », c’est le terme exact car le dénivelé est à 90% positif !!! Je ne l’avais pas vu venir celle-là ! Ça grimpe, ça ne fait que grimper !! Parfois les pentes sont dures, parfois les pentes grimpent doucement, parfois c’est du faux-plat. Dans tous les cas, c’est très éprouvant. Il y a environ 18 km qui nous sépare de Santa Rosa, situé environ au milieu de l’île. Maps.me nous indiquait 4h pour y arriver, ça nous semblait beaucoup mais en fait on comprend vite pourquoi. Pour couronner le tout, il se met à crachiner.

La route semble interminable, quelques toutes petites descentes nous donnent de l’espoir mais c’est toujours pour mieux regrimper après. Bon, point positif, parce qu’il en faut quand même, nous sommes sur une très belle piste cyclable, bien séparée de la route principale, goudronnée et sans aucun nid de poule.

On arrive enfin à Santa Rosa après 1h55 de vélo. A partir de là, il y a encore 4,5 km pour arriver au site Los Gemelos. Easy, qu’on se dit ! Ouais mais en fait c’est encore pire que la première partie, ça grimpe beaucoup plus rude, tellement que l’on finit par marcher un peu à côté de nos vélos. On remonte en selle après un dernier effort et nous arrivons à destination, après 45 mins pour faire ces foutus 4,5 km.

Après 2h40 de vélo, on s’accorde une pause snack pour reprendre des forces. Le soleil est réapparu, ça fait du bien. Nous attachons les vélos et commençons la visite du site naturel Los Gemelos.

Los Gemelos : ce sont deux cratères « jumeaux » formés suite à une éruption volcanique, mais ce ne sont pas des volcans. Beaucoup d’îles sont formées par le flux de magma, qui, de l’intérieur de la terre, a poussé et soulevé la masse terrestre sur l’océan. Ce paysage a été formé à cause du magma qui a coulé de l’activité volcanique. Le liquide s’est refroidi et contracté et cela a crée des zones instables. Au fil du temps, cela s’est effondré et ça a crée ces grands trous, ou cratères ! Dis donc, qu’est ce qu’on en apprend en lisant les articles !

Les cratères Los Gemelos sont plutôt impressionnants et on se demande quels animaux peuvent vivre au fond du cratère, dans cette épaisse végétation ! On suit le petit sentier qui traverse une forêt d’escalesia, il existe 15 espèces d’escalesia, toutes différentes et endémiques des Galápagos. C’est aussi l’habitat de différentes espèces de pinsons. Certains mâles ont une couleur rouge foncé alors que les femelles sont jaunes. Ils sont jolis. La petite promenade d’1,5 km au bord des cratères est très agréable mais n’a rien d’extraordinaire non plus. Disons que ça ne vaut pas le coup pour tout le vélo accumulé !

Nous reprenons les vélos, faisons demi-tour et là, redescendre à fond les ballons, c’est carrément le pied ! Ça sera d’une courte durée car de retour à Santa Rosa, nous bifurquons en direction de la réserve El Chato. Nous quittons la grosse route principale pour une route goudronnée en mauvais état. Sur la route, ça monte, ça descend, ça monte, ça descend.

On arrive devant un panneau « El Chato 2 », mais maps.me nous dit de continuer pour arriver à « El Chato »… graaaave erreur ! On continue de pédaler jusqu’à El Chato, nous arrivons devant un restaurant vide, il n’y a personne, cela semble abandonné. On marche un peu, tous les bâtiments sont fermés, abandonnés, désert… Bon bin on s’est planté. Demi-tour et direction El Chato 2. Petite consolation, nous aurons vu une belle tortue terrestre se promener tranquillement dans un champ.

La réserve El Chato : A une intersection, nous voyons un panneau indiquer « El Chato 2 » à 2,5 km. Nous quittons la route goudronnée pour prendre un chemin de terre, caillouteux, et qui descend. Bon c’est pas que je veux me plaindre tout le temps, mais ça veut dire qu’il faudra tout remonter après ! Je tente tout de même de profiter de la descente, secouée comme un prunier. Nous arrivons à la réserve après 1h de vélo depuis Los Gémelos.

La réserve El Chato accueille de nombreuses tortues terrestres qui évoluent dans un cadre naturel. Nous nous acquittons du droit d’entrée de 5$/personne. On nous explique le chemin et les règles élémentaires à respecter (ne pas toucher les tortues, ne pas les approcher… ça semble du bon sens, mais croyez-moi, c’est loin d’être respecté par tout le monde).

On commence la visite de manière autonome en suivant un sentier balisé. Nous passons sous un tunnel de lave, nous zappons le deuxième tunnel, préférant partir à la recherche des tortues, que nous verrons très vite d’ailleurs et tout au long du sentier. Elles sont petites, grandes, géantes, immobiles ou actives, nous adorons les observer. Certaines mangent, tandis que d’autres prennent des bains de boue. Nous mettons 40 mins à faire la boucle.

Allez, maintenant il faut repartir. L’idée de prendre un taxi pour remonter le sentier à vélo nous effleure, mais non, nous vaincrons ! Bon on aura quand même marché un peu à côté des vélos car certaines pentes caillouteuses étaient vraiment trop difficiles. Une fois le chemin de terre quitté, nous regagnons la route en dent de scie jusqu’à Santa Rosa. 40 minutes pour rejoindre le village quand même.

Le matin, nous avions mis presque 2h entre Puerto Ayora et Santa Rosa. Mais là, ça ne devrait faire que descendre ! J’ai pensé à ce moment-là toute la journée ! 90% de dénivelé négatif ! A fond les ballons, on roule tellement vite que l’élan suffit à franchir les quelques petites côtes qui se trouvent sur notre passage. Au final, on mettra à peine 50 mins pour rentrer à Puerto Ayora.

Il est environ 16h30, on est épuisé. On rend les vélos au loueur qui est impressionné par notre performance de la journée ! Tu m’étonnes ! 5h10 de vélo au total.

Et voilà, 10 jours, ça passe vite quand même ! Nous avons apprécié notre séjour même si nous avons été déçu par la mauvaise visibilité sous-marine, le snorkeling étant notre activité principale !

Il est temps de partir vers de nouvelles aventures… au Costa Rica !

On part tôt le matin au terminal de bus, direction l’aéroport où l’avion ne décolle qu’à 15h. Après 2h de vol, nous atterrissons à Quito avec 1h de décalage. Notre vol pour notre escale à Miami est à 23h50… ah bah non, à 2h du matin… ah bah non, à 3h20 du matin…. Euh pour choper notre correspondance ça va être compliqué maintenant. On gère tout de même avec un personnel de la compagnie complètement débordé.

Après environ 4h de vol, nous atterrissons à Miami à 8h30 heure locale (1h de décalage horaire encore). Nous redécollons de Miami pour San José vers 10h30 et après 3h de vol et quelques turbulences, nous foulons enfin le sol du Costa Rica ! Et encore avec un décalage horaire ! Pffiiiou !

Vite vite, la suite c’est ici.

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