Puerto Viejo de Sarapiqui, découverte de 2 réserves naturelles pour faire le plein d’animaux

Nous vous avions laissé à La Pavona, l’embarcadère pour Tortuguero.

De La Pavona, nous avons pris un bus pour le terminal de Cariari (1h10 de route), puis de Cariari nous sommes allés à Guapiles (50 mins de route environ), et enfin de Guapiles, nous sommes arrivés à Puerto Viejo de Sarapiqui (1h de route). Le tout avec des temps d’attente entre les correspondances évidemment. Ça va, vous suivez ? En gros, on passe la journée dans les transports.

Arrivés au terminal de Puerto Viejo de Sarapiqui, nous voyons que notre hôtel est trop loin pour y aller à pied. En consultant maps.me, on se rend compte qu’il semble y avoir un arrêt de bus pas loin de notre hébergement, en direction de La Virgen. Qu’à cela ne tienne, on voit des bus avec des inscriptions La Virgen sur leur devanture. Facile. Après confirmation du chauffeur (bah oui quand même), on grimpe dans le bus et on s’arrête comme des chefs à notre arrêt, route de Chilamate.

Il n’y a plus qu’une centaine de mètres à parcourir, et nous y sommes. Bon on est dans un coin paumé, loin du centre. Il y a tout de même une petite épicerie où nous faisons nos provisions.

Nous sommes bien accueillis à l’hôtel, il est déjà presque 18h. Nous sommes logés dans une chambre familiale avec 5 lits, rien que ça. Nous avons l’impression d’être les seuls locataires de l’hôtel. Nous nous installons dans la cuisine partagée extérieure et nous profitons du cadre côté rivière. C’est très beau. Quelques grenouilles et crapauds nous tiendrons compagnie à la tombée de la nuit.

Alors pourquoi la destination de Puerto Viejo de Sarapiqui ? Il y a deux réserves nationales aux alentours. Et nous sommes avides de découverte de la faune et de la flore de ce pays si vert, si luxuriant, si accessible, si accueillant.

La réserve de Tirimbina

Comme d’habitude, nous partons tôt le matin, pour avoir moins de monde, et avoir plus de chance de voir des animaux dans la fraîcheur matinale. A 7h, on s’équipe donc, pantalon long, chaussures fermées, anti-moustique et c’est parti. Nous prenons le bus en direction de La Virgen, suivons l’itinéraire sur maps.me et demandons un arrêt près de l’entrée de la réserve Tirimbina. Un gardien prend nos noms et nous nous dirigeons vers la réception. L’hôtesse nous accueille, nous lui disons que nous voulons marcher dans la réserve. Il y a des tours guidés possibles, mais pas en français. Du coup, on décide d’aller explorer le parc par nous-même, cela nous avait plutôt bien réussi à Tortuguero. Après avoir payé notre droit d’entrée, on nous remet une carte de la réserve avec les 4 sentiers qu’il est possible d’emprunter. Nous louons une paire de jumelle pour mieux apprécier notre exploration d’aventurier de la jungle.

La réserve biologique de Tirimbina s’étend sur 345 hectares de forêt tropicale humide, elle est gérée par une organisation à but non lucratif qui a pour mission la protection et la conservation de la forêt, la recherche scientifique et l’éducation écologique. Il y a 9 km de sentiers accessibles au public et le reste est réservé aux chercheurs.

Nous commençons à marcher, et avant même de franchir le premier pont suspendu, Antoine repère deux petites grouilles noires et vertes. Elles sont vraiment jolies, ça commence bien !

Nous traversons le long pont suspendu et nous commençons notre route. Il fait déjà très chaud, le temps est lourd et humide. La forêt est dense et vraiment superbe.

Nous croisons nos habituels lézards, papillons, libellules et fourmis travailleuses. Nous ne sommes pas très flores, mais nous devons admettre que les fleurs sont superbes.

Puis nous découvrons les toucans ! Nous en voyons plusieurs que nous pouvons observer à loisir grâce aux jumelles. Ils sont magnifiques, les couleurs de leurs becs sont extraordinaires : du jaune, du vert, du bleu, du rouge, une gorge jaune, un contour de l’œil vert, une queue rouge, vraiment superbe !

Dans la même zone nous voyons un paresseux et plus loin des singes.

Nous continuons notre marche et entendons un bruit bizarre, presque sourd, nous n’arrivons pas à l’identifier, quand soudain, un colibri passe sous notre nez. C’était lui le bruit ! Beaucoup trop rapide pour être photographié, nous sommes heureux de l’avoir vu. Et nous en verrons plusieurs autres le temps de notre balade. D’autant plus que nous avons appris à reconnaître son bruit, nous avons été d’autant plus attentif.

Plus loin, dans une zone humide, Antoine découvre une petite grenouille rouge avec des pattes bleues. Nous en verrons à divers endroits également.

D’autres grenouilles, marrons, difformes, se confondent parfaitement avec le sol et les feuillages.

Nous observons rapidement un pic-vert à la tête rouge.

Nous avons entièrement parcouru le parcours « Corteza » de 1km600 et une partie du sentier « Corozo » de 900m, le tout en 3h30 de marche !

Nous nous dirigeons vers le restaurant de la réserve pour aller déjeuner, nous retraversons le pont suspendu, et là, à quelques mètres à peine, un gros paresseux accroché à sa branche. Il est très près, nous le photographions sous toutes ses coutures et nous avons du mal à le quitter tellement nous le trouvons beau et rigolo.

Le ventre plein, nous retournons à l’assaut de la forêt, mais dans l’après-midi, nous verrons beaucoup moins de choses que dans la matinée. Nous verrons tout de même plusieurs grenouilles, quelques singes perchés toujours trop haut, un colibri toujours trop rapide, quelques toucans, un magnifique iguane.

Nous quittons la réserve vers 16h et attendons notre bus. C’était une belle journée bien remplie.

Nous rentrons à l’hôtel, et où le matin même nous avions pu voir des singes au loin, le soir venu nous avons assisté à une parade entre deux magnifiques perroquets, souvent présents dans les parages.

Le jardin de l’hôtel est également le fief de plusieurs colibris. Superbe !

La réserve de la Selva

Nous prenons un bus de l’hôtel jusqu’au centre-ville de Puerto Viejo, puis, après avoir un peu cafouillés, nous trouvons le bon bus pour nous emmener à la Réserve de la Selva.

Le bus nous dépose au début du chemin menant à l’entrée de la réserve. Il faut parcourir un peu de route à pied, 10/15 minutes environ.

Dans cette réserve, la présence d’un guide est obligatoire, il n’est pas possible de faire la visite seul. Nous arrivons en retard pour les visites guidées, et nous voyons des groupes déjà formés en pleine visite. On demande quand même à la réception si l’on pouvait s’incruster à un groupe malgré notre retard.

Elle appelle quelqu’un, et un guide, Octavio, vient nous voir et accepte de nous guider, juste tous les deux. Génial ! Au même prix qu’un tour groupé ! Octavio est très sympa et drôle. Il essaie d’apprendre quelques mots de français, ce qui nous fait bien rire.

La réserve biologique de la Selva a été fondée par l’OTS (Organisation des études tropicales) et a une vocation éducative et scientifique. Il y a environ 50 km de sentiers balisés mais seulement une petite partie est accessible au public, accompagné d’un guide.

Chaussures fermées, check. Pantalon long, check. Parapluie, check. Crème solaire, check. Anti-moustique, check. C’est bon, on peut y aller et plonger dans la forêt tropicale. Très rapidement nous voyons plusieurs grenouilles rouges venimeuses, dont l’une porte son bébé têtard sur le dos. Nous pouvons l’observer de près grâce à la super longue-vue de notre guide. C’est super chouette, on voit très bien tous les détails. On peut même prendre des photos avec le téléphone en le collant à la longue-vue. Quelques pas plus loin, nous avons la chance d’observer un colibri posé sur une branche. Il ouvre régulièrement le bec, on comprend vite pourquoi en voyant sa maman arriver et lui déposer la nourriture dans le bec. Nous apprenons qu’il y a plus de 50 espèces différentes de colibris au Costa Rica.

Dans le désordre, nous verrons également au cours de notre balade, des toucans, plusieurs paresseux dont une mère et son bébé, des chauves-souris, des pics-verts, des singes hurleurs, un mille-patte, un agouti, des sortes de sangliers, des vautours, et différentes espèces d’oiseaux. Bref, pas mal de choses en 2h45 de randonnée.

Nous sommes ravis, et profitons de la collation gratuite offerte par la réserve.

En empruntant le sentier entre la réserve et le bus, nous avons pu observer plusieurs singes.

Nous reprenons le bus en direction de Puerto Viejo. Nous nous arrêtons au terminal pour acheter les billets de bus de notre prochaine destination : La Fortuna.

Infos pratiques :

  • Droit d’entrée à la Réserve Tirimbina, en autonomie : de 6h30 à 17h.  18$/personne soit environ 16€/personne
  • Hébergement : Islas Del Rio Hostel : 29€/nuit dans une chambre familiale de 5 lits

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