Entre forêts, montagnes et lacs

C’est sous la pluie que nous quittons Sapa, ville la plus « froide » du Vietnam. Nous prenons un bus local en direction de Ha Giang, notre prochaine destination, située à 8h de route. Nous nous accoutumons plutôt bien aux heures de bus, aux routes vallonnées et sinueuses, aux paysages verts et montagnes calcaires majestueuses.

Ha Giang

La province de Ha Giang, bien que relativement épargnée par les touristes (pour le moment), est l’une des plus belle région du Vietnam selon le Lonely Planet.

La ville de Ha Giang est plutôt une « ville-étape », et pour mieux profiter de la région il est conseillé de se rendre vers Meo Vac et Dông Van, ce que nous n’avons pas fait, faute d’une météo clémente. En effet, il a plu sans cesse pendant notre séjour là-bas. Il faut dire que l’actualité climatique n’était pas au beau fixe non plus.

Cependant, la ville en elle-même est plutôt agréable. Elle est traversée par la rivière Lo ce qui lui donne du charme. Armés de nos ponchos, prêtés par l’auberge de jeunesse, nous avons été au Temple/belvédère/point de vue à proximité du centre-ville. Nous avons d’abord grimpé une route cimentée, glissante, d’une pente de 16% pendant au moins 10 mins. En haut de la pente se trouve un petit café avec déjà un magnifique point de vue. Mais l’ascension peut se continuer via un escalier qui mène au Temple. Le Temple ne casse pas trois pas à un canard mais la vue est chouette, même s’il ne faut pas s’arrêter longtemps sinon les moustiques vous attaquent.

Ce que nous avons fait d’autres ? Bar, café, street food 🙂

Nous ne serons restés que deux nuits pour une journée complète.

Infos pratiques :

– Bus de Sapa à Ha Giang : 220 000/pers, soit environ 8€

– Street food, pour 2 personnes, boissons comprises : 86 000 dong, soit 3€18

– 2 nuits en dortoir dans une guesthouse, pour 2 personnes : 368 000 dong soit 13€62

Nous reprenons le bus local, d’abord flambant neuf venu nous chercher à l’hôtel, il nous déposera en fait quelques mètres plus loin pour un bus…très loin d’être flambant neuf ! Ah la magie des bus locaux ! Pour en savoir plus sur les transports, lisez cet article.

Bref, nous roulerons 4h de Ha Giang à Bac Lam, puis nous changerons de bus, cette fois ci en bien meilleur état, pour Cao Bang. Nous aurons fait en tout 10h30 de bus, pas mal ! À la gare routière de Cao Bang, nous sommes un peu assaillis par les « taxi », « taxi ». Le chauffeur du bus, nous demande alors où est notre hôtel. Nous lui indiquons, puis il nous dit de remonter dans le bus. Seuls à bord, il redémarrera pour nous déposer devant notre hôtel, si c’est pas la grande classe ça !

Cao Bang

Cao Bang est une bonne base pour explorer sa province montagneuse. Nous avons loué un scooter pour la journée afin de rejoindre les chutes de Ban Gioc et la grotte de Nguom Ngao.

La route : casqués, lunettes de soleil sur le nez, sacs sur le dos, nous avons enfourché notre bécane pour avaler l’asphalte. 3h de route aller, à traverser les montagnes ombragées où il fait parfois frisquet, à traverser des petits villages, à s’arrêter parfois pour admirer le paysage. La route est belle, et pas difficile : c’est quasiment toujours tout droit. Nous avions prévu un petit pique-nique pour notre pause de midi que nous avons mangé dans une petite ville.

3h de route au retour, un peu moins fun car nous avons roulé de nuit. C’est à éviter absolument. Si c’était à refaire, nous serions partis plus tôt le matin. C’est assez stressant de rouler de nuit. Mais bon ça vous l’aurez compris car vous avez lu l’article sur les transports précédemment cité !

Sur la route, nous avons :

– failli percuter 2 chiens, un à l’aller pour Antoine, un au retour pour moi

– échanger nos lunettes. Je m’explique : les casques n’ont pas de visière et c’est un peu galère pour les yeux : poussière, vent… nous roulons alors avec nos lunettes de soleil. Mais la nuit, bin on voit rien avec, alors Antoine m’a gentiment prêté ses lunettes de vue pour que je puisse conduire sur le retour !

– profité de la belle route pour se croire les rois du goudron

– serré les fesses quand les poids lourds nous collaient en pleine nuit

– crié des Hello en réponse à tous les gens que nous croisions

 Les chutes de Ban Gioc : les chutes de Ban Gioc sont les plus larges du Vietnam, coincées entre le Vietnam et la Chine. Elles courent sur 300m de largeur sur un dénivelé de 30m. Nous avons payé un droit d’entrée de 45 000 dong/personne (1€68) et 10 000 dong de parking (0,37€). Nos avons traversé quelques rizières où les cultivateurs étaient en train de travailler, puis quelques baraquements de souvenirs, pour ensuite arriver aux pieds des chutes.

Des bateaux permettent de s’approcher au plus près des chutes. Ils sont verts côté Vietnam et bleus côté Chinois. Payants, nous ne les avons pas testé. Les chutes sont superbes, mais à leurs pieds, on n’en voit qu’une petite partie. Il faut être en hauteur pour avoir une meilleure vue. Nous voyons des escaliers et un belvédère de l’autre côté de la rivière Quay Son, frontière naturelle, cependant on nous dit que c’est le côté chinois et que nous ne pouvons pas y accéder. Apparemment il y aurait un petit chemin qui permettrait d’accéder à des hauteurs, mais nous ne l’avons su qu’après. Nous sommes un peu déçus car nous voulions voir les photos cartes postales que l’on trouve sur le net. Tanpis.

La grotte de Nguom Ngao : Elle se situe à quelques kilomètres des chutes de Ban Gioc. Nous nous acquittons d’un droit d’entrée de 40 000 dông/personne (1€50) parking inclus, sans guide. Le parking est vide et c’est seuls que nous parcourons le parcours aménagé d’un kilomètre de la grotte, au fil de ses éclairages. La grotte, forgée par une rivière souterraine, dévoile qu’une petite partie de ses trésors car elle s’étend sur plusieurs kilomètres de galeries. Cependant, ce que nous en voyons nous la trouvons déjà sublime. Entre petits couloirs de stalactites et stalagmites et grande salle immense, nous prenons le temps d’observer les formations rocheuses.

 Infos pratiques :–  Bus de Ha Giang à Cao Bang : 200 000 dong/personne, soit environ 7€50

– 4 tomates et 1 concombre sur le marché : 20 000 dong, soit 0,74€

Au revoir Cao Bang, nous nous dirigeons ensuite vers le Lac Ba Be.

Nous prenons un minibus (lire ici, au cas où vous auriez loupé les deux premiers liens) direction Cho Ra car il n’y a pas de liaison direct pour atteindre le lac. Nous roulons environ 3h30, puis il reste 18 kms de Cho Ra au lac, que nous allons parcourir en moto taxi en 45 mins.

Le typhon est toujours dans les parages et depuis plusieurs jours déjà, la météo est très fluctuante. On entend dire qu’il devrait justement passer dans la région du lac, raison pour laquelle nous écourterons notre séjour d’une nuit.

Le Lac Ba Be

Le lac Ba Be, qui signifie « Trois Baies » est constitué de 3 lacs reliés entre eux, sur une longueur totale de 8k sur environ 400m de large. Entourés de sommets calcaires, le lac représente le cœur du parc national de Ba Be. Il est possible d’y faire du bateau, du kayak, du vélo, de la randonnée.

 Tour en bateau sur le lac : la météo nous a laissé un peu de répit pile le jour où nous avons réservé un tour de bateau sur le lac, ouf ! C’est donc sous le soleil que nous sommes montés à 5 sur le bateau, accompagnés par le conducteur.

Nous avons apprécié la promenade, la vue, les montagnes, la verdure, la multitude de papillons mais un peu moins les déchets flottants sur les abords du lac et le nombre incalculable de détritus échoués devant notre Homestay (un des effets du typhon ?).

Nous avons fait un premier arrêt à la grotte de Hang Puong, grotte sous forme de tunnel de 300m de long, abritant un nombre impressionnant de chauve-souris que nous pu entendre dans un premier temps, puis que nous avons pu voir de loin ensuite à la lueur de lampes frontales. Nous avons escaladé quelques rochers pour avoir une belle vue sur l’autre côté du lac.
Un second arrêt, sur le temps du dejeuner, où de nombreuses étales proposaient le fruit de la pêche du lac.
Un troisième arrêt au Temple de An Ma, situé sur un petit îlot au milieu du lac.

En tout 3h30 de bateau, promenade bien agréable !

 

Un petit tour en vélo : après le tour en bateau, nous avons fait un tour en vélo, toujours avec nos compères fraîchement rencontrés de la matinée. À 5km de l’homestay se trouve la grotte de Hua Ma. La route est facile car plate et belle. Nous traversons de beaux paysages tout en longeant le lac.

Nous payons 22 000 dong/personne (0,82€), grimpons les nombreuses marches pour atteindre l’entrée de la grotte pour au final redescendre dans le tunnel de 800m de long jusqu’à une immense caverne de 50m de haut.

Nous avons ensuite voulu aller à un point de vue qui se trouvait non loin de là sur la route du retour. Qui dit point de vue, dit ça grimpe ! Sauf que ça grimpait tellement que nous avons dû descendre du vélo pour le pousser. Nous avons escalader quelques roches, suivis un petit sentier, sans jamais vraiment atteindre de point de vue. Le temps passant vite à crapahuter, nous avons rebroussé chemin. Nous n’avons pas pu profiter de la descente, durement gravie à l’aller, car sans frein sur le vélo, c’était un peu stressant. C’est donc crispés sur le guidon et freinant avec les pieds que nous sommes redescendus pour ensuite rentrés, à la lueur de l’iPhone, à notre hébergement.

La pluie tombant sans cesse toute la nuit et toute la matinée le lendemain, nous avons écourté le séjour au lac pour retourner le temps d’une nuit à Hanoï avant de reprendre la route vers l’île de Cat Ba.

Infos pratiques :

– Bus de Cao Bang à Cho Ra : 90 000 dong/personne, soit environ 3€30

– Mototaxi de Cho Ra au Lac Babe : 150 000 dong/personne, soit environ 5€50

– Location de vélo : 50 000 dong/vélo, soit 1€85

 

On vous laisse le temps de digérer toutes ces aventures avant de vous parler ensuite de ce séjour sur l’île de Cat Ba puis dans la ville de Tam Coc, villes qui clôturent notre séjour au Vietnam.

Une réflexion au sujet de « Entre forêts, montagnes et lacs »

  1. Coucou ! J’adore les photos des cascades, avec les agriculteurs en premier plan ! Vous avez l’air d’aimer voyager la nuit dit donc !!! C’est très sympa comme région, les touristes ont effectivement l’air absents, vous êtes complètement immergés dans le pays….. quel bonheur

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